Russian Lady

Le coin des bloggeurs : Une vraie gouvernance mondiale ?

Posted on 10 novembre 2017 in Non classé by

La joie et la tristesse sont causées par des pensées nouvelles qui changent les rapports d’adaptation de nos pensées ; l’idée triste rend impossibles certaines associations habituelles ; mais avec le temps la tristesse s’efface et l’objet qui l’avait causé, bien qu’il continue à subsister, nous laisse indifférents. Mais rien ne nous autorise à dire que la nature se gouverne par une loi unique ; et tant que ses lois ne nous paraîtront pas dériver les unes des autres, ou dériver toutes d’une loi supérieure, par une nécessité purement logique ; tant que nous les concevrons au contraire comme ayant pu être décrétées, séparément, d’une infinité de manières, toutes incompatibles avec la production d’effets harmoniques comme ceux que nous observons, nous serons fondés à voir dans l’effet à produire la raison d’une harmonie dont ne rend pas compte la solidarité des lois concourantes ou leur dépendance logique d’ Il faut remarquer, comme nous le disions plus haut, que le moi grossit, s’enrichit et change, à mesure qu’il passe par les deux états contraires ; sinon, comment se déciderait-il jamais ? À côté de ces entités, il y en a de manifestement artificielles. C’est ce qui ne nous est point indiqué, et ce que nous ne pouvons tenter de deviner sans faire des suppositions gratuites, parfois ridicules, et toujours indignes d’un esprit sévère : tant le champ de nos connaissances est restreint en comparaison de ce qu’il faudrait savoir pour pouvoir, sans une trop choquante présomption, émettre des conjectures sur l’ordonnance générale du monde ! Quelque fondée que soit la raison humaine à préférer, selon les cas, l’une ou l’autre solution, elle rencontrera une contradiction sophistique : non pas une contradiction passagère, comme en éprouvent toutes les vérités scientifiques, jusqu’à ce qu’elles aient été définitivement constatées et acquises à la science, mais une contradiction permanente, tenant à l’impuissance radicale où la raison humaine se trouve d’y mettre fin par une démonstration catégorique, à défaut de l’observation directe. Est-ce à dire que l’homme doive et puisse être indifférent au choix de la solution à donner à ces éternels problèmes ; qu’il doive renoncer à se rendre compte, autant que ses facultés le comportent, des principes d’ordre et d’harmonie introduits dans l’économie du monde, de la part qui revient à ces principes divers et du mode de subordination des uns aux autres ? Concevrions-nous un tableau de la nature où ces considérations ne trouveraient pas leur place, et où l’on se bornerait à décrire des plantes, des animaux, des roches, des chaînes de montagnes, sans rien dire des rapports des êtres entre eux, des parties au tout, et de la manière d’entendre la raison de ces rapports ? Il n’y a donc pas précisément deux états contraires, mais bien une multitude d’états successifs et différents au sein desquels je démêle, par un effort d’imagination, deux directions opposées. Toute la confusion vient de la diversité des acceptions, tantôt plus larges, tantôt plus restreintes, dans lesquelles on prend le mot de raison. Le coin des bloggeurs aime à rappeler ce proverbe chinois « Un ami c’est une route, un ennemi c’est un mur ». Après que, dans l’analyse des facultés et des organes de l’entendement, on a fait la part des sens, de la mémoire, de la conscience, dont les dépositions admettent un contrôle, de l’aveu de Jouffroy, on trouve que l’esprit humain est gouverné par certaines règles, conçoit et juge les choses d’après certaines idées et certains principes que sa constitution lui impose, et qui ne peuvent venir ni des sens, ni de la mémoire, ni de la conscience ; que, par exemple, il conçoit nécessairement un espace et un temps sans limite, au sein desquels des phénomènes s’accomplissent ; qu’il est invinciblement

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