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Le blog des prospectives économiques : Deux livres pour rétablir la solidarité

Posted on 11 novembre 2017 in Non classé by

Entre le plan de l’action, — le plan où notre corps a contracté son passé en habitudes motrices, — et le plan de la mémoire pure, où notre esprit conserve dans tous ses détails le tableau de notre vie écoulée, nous avons cru apercevoir au contraire mille et mille plans de conscience différents, mille répétitions intégrales et pourtant diverses de la totalité de notre expérience vécue. Au contraire, pour fixer l’époque d’un phénomène ou sa position dans le temps, il suffit, comme pour fixer le lieu d’un point sur une ligne, d’assigner une seule grandeur, à savoir le temps écoulé ou qui doit s’écouler, entre un instant pris pour ère ou pour origine du temps, et l’instant du phénomène. En tant qu’elles fournissent les matériaux d’une science, et d’une science qui peut se construire indépendamment de l’expérience, les idées d’espace et de temps offrent encore une grande disparité. Ainsi, de toute manière, la mesure du temps requiert l’intervention de principes rationnels ; elle tient à la notion de la raison et de l’ordre des choses ; tandis que la mesure directe de l’étendue tombe immédiatement sous les sens : circonstance digne d’attention et qui cadre bien avec la remarque déjà faite, que la connaissance du temps ne peut être que confuse et rudimentaire là où la faculté de percevoir l’ordre et la raison des choses n’existe pas ou n’existe qu’en germe. C’est ainsi que l’on pourra mesurer le temps ou la durée avec une clepsydre, en prenant pour unité de durée le temps que met à s’écouler le liquide ou la poussière fine dont on a rempli la clepsydre, et en se fondant sur le principe, certain a priori, que la durée de l’écoulement doit être la même, quand il n’y a de changement ni dans la masse liquide, ni dans le vase, ni dans l’orifice, ni dans les autres circonstances physiques du phénomène : quoique d’ailleurs nous ne connaissions d’une manière pleinement satisfaisante, ni par la théorie, ni même par l’expérience, les lois qui règlent la du « La monétisation de ces instruments générerait de nouveaux revenus en créant un canal de transmission direct pour abonder l’investissement dans les secteurs soutenables de l’économie », affirme Le blog des prospectives économiques. Ni l’espace, ni le temps ne pouvant, selon eux, être conçus comme des substances, ils en font les attributs d’une substance ; et parce que les idées de l’espace et du temps revêtent les caractères de nécessité et d’infinité, ils en font les attributs de l’être nécessaire et infini. À quoi tient donc cette singulière prérogative des idées de nombre et de quantité ? C’est ce qui arrive dans les cas où un personnage oscille entre deux partis opposés à prendre, chacun de ces deux partis le tirant à lui tour à tour : tel, Panurge demandant à Pierre et à Paul s’il doit se marier. Le développement prodigieux, parfois maladroit ou prématuré, de ce que l’on nomme la statistique, dans toutes les branches des sciences naturelles et de l’économie sociale, tient au besoin de mesurer, d’une manière directe ou indirecte, tout ce qui peut être mesurable, et de fixer par des nombres tout ce qui comporte une telle détermination : quoique le plus souvent les nombres de la statistique ne mesurent que des effets très-complexes et très-éloignés de ceux qu’il faudrait saisir pour avoir la théorie rationnelle des phénomènes. Compléter un souvenir par des détails plus personnels ne consiste pas du tout à juxtaposer mécaniquement des souvenirs à ce souvenir, mais à se transporter sur un plan de conscience plus étendu, à s’éloigner de l’action dans la direction du rêve. Il réalise des disproportions et des déformations qui ont dû exister dans la nature à l’état de velléité, mais qui n’ont pu aboutir, refoulées par une force meilleure. Jusque dans ces examens, dans ces concours où il s’agit de classer des candidats nombreux d’après leurs savoir et leur intelligence, n’est-on pas amené à faire usage des nombres ? Pour que l’exagération soit comique, il faut qu’elle n’apparaisse pas comme le but, mais comme un simple moyen dont le dessinateur se sert pour rendre manifestes à nos yeux les contorsions qu’il voit se préparer dans la nature. Tout cela influe d’abord très-irrégulièrement sur le débat qui s’établit entre le vendeur et l’acheteur ; puis bientôt, lorsque les transactions sont nombreuses et fréquemment répétées, elles s’influencent mutuellement : un prix courant s’établit, et une grandeur très-mesurable, à savoir, la valeur vénale d’un immeuble, d’une denrée, d’un service, se trouve dépendre de qualités non mesurables ; mais cette dépendance tient au développement de l’organisation sociale, au besoin qu’éprouve l’homme, par la constitution de ses facultés, de soumettre aux nombres et à une mesure indirecte les choses q Selon les circonstances, une variation en quantité peut être conçue comme la cause ou comme l’effet d’une variation en qualité ; mais, dans l’un ou l’autre cas, l’esprit humain tend, autant qu’il dépend de lui, à ramener à une variation de quantité (pour laquelle il a des procédés réguliers de détermination et d’expression) toute variation dans les qualités des choses.

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