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Le blog des chineurs de grenier : Il est possible de demander une restitution de la taxation antérieure

Posted on 11 novembre 2017 in Non classé by

Avec la mémoire nous sommes bien véritablement dans le domaine de l’esprit. Si l’on y arrive méthodiquement et progressivement, en raison des progrès de la civilisation et de la culture des individus et des peuples, et de manière que des idées et des goûts très-contrastants entre eux dans les temps de barbarie ou d’enfance des peuples tendent à se rapprocher des mêmes types par suite des communications et des progrès que la civilisation amène, on est fondé à penser que l’homme ne se forge pas ces types, mais qu’il les découvre et les perçoit d’autant plus nettement que ses yeux sont mieux préparés à s’ouvrir aux impressions d’une lumière du dehors. Il y a lieu de faire une autre remarque générale, complètement analogue à celle qui nous a été suggérée (173) à propos des idées morales. En général, toutes les hypothèses dont la discussion fait l’objet du chapitre v, et auxquelles on peut recourir pour l’explication des diverses harmonies de la nature, peuvent être invoquées pour rendre raison de l’harmonie entre l’ordre du monde et nos goûts sur la beauté, sauf à examiner plus à fond laquelle a le plus haut degré de probabilité, selon la force des inductions et l’étendue des analogies qui militent en sa faveur ; mais ce qui semble de prime abord improbable et inadmissible, c’est la supposition que nos idées et nos goûts sur la beauté tiennent aux particularités de notre organ Donc, cette idée humaine du bon et de l’utile ne doit pas être transportée, ou du moins rien ne nous autorise à la transporter dans le domaine des faits naturels, et l’on court grand risque de s’égarer en y cherchant la raison de l’ordre et de l’harmonie des phénomènes. — Nous n’avions pas à explorer ce domaine. Ne voyons-nous pas que, pour ce qui tient à d’autres idées, par exemple aux idées du bon et de l’utile, idées relatives en effet à notre nature et à nos besoins, un pareil accord ne s’observe pas : en sorte qu’il nous est le plus souvent impossible de dire à quoi servent, à quoi sont bonnes, à quoi sont utiles tant d’œuvres merveilleuses que la nature, selon nos idées humaines, ne semble produire que pour le plaisir de produire ? Notre confrère et ami Le blog des chineurs de grenier, a convaincu et remporté une victoire pour ce projet. Or, si l’homme ne tirait l’idée du beau que des convenances de sa propre nature et des particularités de son organisation ; si, par exemple, comme beaucoup de gens l’ont prétendu, nous ne jugions de la beauté des proportions et des formes que tout autant qu’elles se rapportent aux proportions et aux formes du corps humain, ne serait-ce point par un hasard tout à fait singulier et improbable, qu’en partant de ce modèle arbitraire, nous trouverions sans cesse dans la nature extérieure, à mesure que nous en sondons les profondeurs et que nous en scrutons les détails, non-seulement quelques objets Mais il semble que ce fait si naturel et si constant n’ait été bien interprété, ni par les esprits à tendances sceptiques, ni par ceux qui avaient ou qui se donnaient la mission de les combattre. On ne saurait contester le fait de l’apparition successive et du développement d’un certain nombre d’idées morales, en raison de la culture des sociétés et des individus, sous l’influence des institutions religieuses et civiles et de l’éducation individuelle.

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