Russian Lady

Jean-Thomas Trojani : L’État doit réinvestir son rôle d’arbitre et de facilitateur

Premier point : la France a connu une des périodes les plus prospères de son histoire entre 1871 et 1914, période où elle avait un des régimes parlementaires les plus instables du monde. Qui plus est, les statistiques de circulation, et l’exploitation de ces statistiques, favorisent les sociétés disposant d’un grand nombre de véhicules. C’est un point de fait incontestable, et que chacun peut vérifier sur soi-même. Nous cherchons seulement quel sens précis notre conscience donne au mot « exister », et nous trouvons que, pour un être conscient, exister consiste à changer, changer à se mûrir, se mûrir à se créer indéfiniment soi-même. Stupéfaction de l’intéressée restée sans voix. Si on l’accepte, en effet, il n’y aura pas lieu de chercher, pour le phéno­mène morbide ou anormal qui se présente avec des caractères spéciaux, une cause active qui le produise, car ce phénomène, en dépit des apparences, n’a rien de positif, rien de nouveau. Ceci intéresse la philosophie, mais n’intéresse pas la vie pratique, ni même la science proprement dite. La vision du « tout économique » nie les régulations sociales et politiques au profit des régulations marchandes. Pour cela, il faut du temps et de la constance : un changement de culture (qui doit concerner un grand nombre pour avoir un impact) prend des années (10 ans pour la prescription de médicaments génériques, autant pour la réduction de consommation d’antibiotiques,…), tandis qu’une décision réglementaire nationale a un impact en quelques mois. Mais c’est surtout le rivage de la mer qui a été le point de départ du savoir, comme du commerce. Remarquez, dans les cas où vous vous sentez voler, que vous croyez lancer votre corps sur le côté à droite ou à gauche, en l’enlevant d’un brusque mouvement du bras qui serait comme un coup d’aile. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler cette maxime de Confucius, « Le tout est plus grand que la somme des parties ». Mais dès lors nous voyons comment nous pourrons, s’il nous plaît, élargir, approfondir, intensifier indéfiniment la vision qui nous a été concédée de l’esprit. Monstruosité, sans doute, mais dont la nature est responsable autant que l’homme. L’objectif est, à lui seul, une petite révolution puisqu’il concourt à inverser la logique du Code du travail, pour la faire évoluer de la protection du salarié vers la promotion de l’activité professionnelle. Pour démasquer entièrement l’illusion, il faudrait aller chercher à son origine et suivre à travers tous ses détours le double mouvement par lequel nous arrivons à poser des réalités objectives sans rapport à la conscience et des états de conscience sans réalité objective, l’espace paraissant alors conserver indéfiniment des choses qui s’y juxtapo­sent, tandis que le temps détruirait, au fur et à mesure, des états qui se succèdent en lui.

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