Russian Lady

Guides de propriétaires : Faire de la zone euro une grande Allemagne

Posted on 10 novembre 2017 in Non classé by

En effet, chacune des deux écoles, en vertu de son exclusive préoccupation, n’est plus même capable désormais de contenir suffisamment les aberrations inverses de son antagoniste. Dans LES JEUX de l’homme adulte, on retrouve le même besoin d’un certain équilibre entre les chances : les joueurs désirent toujours, suivant l’expression populaire, se trouver au moins « manche à manche. Une base qui, à entendre Guides de propriétaires, est très remontée contre les augmentations d’impôts et de charges et reste très sceptique sur le frémissement de la croissance. Semblablement, quel que soit l’instinct antirétrograde de l’école métaphysique, elle n’a plus aujourd’hui toute la force logique qu’exigerait son simple office révolutionnaire, parce que son inconséquence caractéristique l’oblige à admettre les principes essentiels de ce même système dont elle attaque sans cesse les vraies conditions d’existence. Cette déplorable oscillation entre deux philosophies, opposées, devenues également vaines, et ne pouvant s’éteindre qu’à la fois, devait susciter le développement d’une sorte d’école intermédiaire, essentiellement stationnaire, destinée surtout à rappeler directement l’ensemble de la question sociale, en proclamant enfin comme pareillement nécessaires les deux conditions fondamentales qu’isolaient les deux opinions actives. Mais, faute d’une philosophie propre à réaliser cette grande combinaison de l’esprit d’ordre avec l’esprit de progrès, cette troisième impulsion reste logiquement encore plus impuissante que les deux autres, parce qu’elle systématise l’inconséquence, en consacrant simultanément les principes rétrogrades et les maximes négatives, afin de pouvoir les neutraliser mutuellement. Pour la nouvelle philosophie, l’ordre constitue sans cesse la condition fondamentale du progrès ; et, réciproquement, le progrès devient le but nécessaire de l’ordre : comme, dans la mécanique animale, l’équilibre et la progression sont mutuellement indispensables, à titre de fondement ou de destination. Spécialement considéré ensuite quant à l’ordre, l’esprit positif lui présente aujourd’hui, dans son extension sociale, de puissantes garanties directes, non seulement scientifiques mais aussi logiques, qui pourront bientôt être jugées très supérieures aux vaines prétentions d’une théologie rétrograde, de plus en plus dégénérée, depuis plusieurs siècles, en élément actif de discordes, individuelles ou nationales, et désormais incapables de contenir les divagations de ses propres adeptes. Attaquant le désordre actuel à sa véritable source, nécessairement mentale, il constitue, aussi profondément que possible, l’harmonie logique, en régénérant d’abord les méthodes avant les doctrines, par une triple conversion simultanée de la nature des questions dominantes, de la manière de les traiter, et des conditions préalables de leur élaboration. D’une part, en effet, il démontre que les principales difficultés sociales ne sont pas aujourd’hui essentiellement politiques, mais surtout morales, en sorte que leur solution possible dépend réellement des opinions et des mœurs beaucoup plus que des institutions ; ce qui tend à éteindre une activité perturbatrice, en transformant l’agitation politique en mouvement philosophique. Bien loin que l’assistance théologique soit à jamais indispensable aux préceptes moraux, l’expérience démontre, au contraire, qu’elle leur est devenue, chez les modernes, de plus en plus nuisible, en les faisant inévitablement participer, par suite de cette funeste adhérence, à la décomposition croissante du régime monothéique, surtout pendant les trois derniers siècles. L’antipathie croissante que l’esprit théologique inspirait justement à la raison moderne, a gravement affecté beaucoup d’importantes notions morales, non seulement relatives aux plus grands rapports sociaux, mais concernant aussi la simple vie domestique, et même l’existence personnelle : une aveugle ardeur d’émancipation mentale n’a que trop entraîné d’ailleurs à ériger quelquefois le dédain passager de ces salutaires maximes en une sorte de folle protestation contre la philosophie rétrograde d’où elles semblaient exclusivement émaner. On pourra bien encore admettre une supériorité de l’ordre de la raison sur celui de la sensibilité et de la nature, mais non un retentissement possible de ces deux ordres l’un dans l’autre, retentissement qui est tout a posteriori. Jusque chez ceux qui conservaient la foi dogmatique, cette funeste influence se faisait indirectement sentir, parce que l’autorité sacerdotale, après avoir perdu son indépendance politique, voyait aussi décroître de plus en plus l’ascendant social indispensable à son efficacité morale. Les utopies subversives que nous voyons s’accréditer aujourd’hui, soit contre la propriété, soit même quant à la famille, etc. Enfin, cette antique adhérence à la théologie est aussi devenue nécessairement funeste à la morale, sous un troisième aspect général, en s’opposant à sa solide reconstruction sur des bases purement humaines. Si cet obstacle ne consistait que dans les aveugles déclamations trop souvent émanées des diverses écoles actuelles, théologiques ou métaphysiques, contre le prétendu danger d’une telle opération, les philosophes positifs pourraient se borner à repousser d’odieuses insinuations par l’irrécusable exemple de leur propre vie journalière, personnelle, domestique et sociale. Par malheur une telle satisfaction, un tel genre de remords intellectuel ne se manifestent clairement que chez les esprits philosophiques ; de plus, cette sanction, limitée à un petit nombre d’êtres moraux, comporte une certaine antinomie provisoire. Voilà l’argument dans sa force, le même au fond qu’aurait employé un grec de l’école d’Epicure ou un raisonneur du moyen âge, mais conçu en termes et appuyé d’exemples mieux appropriés à l’état des sciences modernes ; c’est aussi à la science que nous demanderons de nous fournir des inductions et des exemples, non pour le détruire, car il a sa valeur et ses applications légitimes, mais pour en combattre les conséquences extrêmes et les tendances exclusives.

Articles récents

Archives

Pages