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Guide des meilleurs Appart’Hôtels : Les tribulations d’un galeriste français en Chine

Posted on 10 novembre 2017 in Non classé by

Il n’existe donc aucune alternative durable, entre fonder enfin la morale sur la connaissance positive de l’Humanité, et la laisser reposer sur l’injonction surnaturelle : les convictions rationnelles ont pu seconder les croyances théologiques, ou plutôt s’y substituer graduellement, à mesure que la foi s’est éteinte ; mais la combinaison inverse ne constitue certainement qu’une utopie contradictoire, où le principal serait subordonné à l’accessoire. Dire que l’homme vertueux mérite le bonheur, « c’est dire que toute bonne volonté lui veut du bien en retour du bien qu’il a voulu. Quoi qu’il en soit de cette conjecture, il demeure incontestable que la pensée théologique est, de sa nature, essentiellement individuelle, et jamais directement collective. L’amabilité, tel serait le principe nouveau de la sanction, principe qui, tout en excluant le châtiment, suffirait à justifier une sorte de récompense ; non matérielle, mais morale. Substituant directement un immense mouvement mental à une stérile agitation politique, l’école positive explique et sanctionne, d’après un examen systématique, l’indifférence ou la répugnance que la raison publique et la prudence des gouvernements s’accordent à manifester aujourd’hui pour toute sérieuse élaboration directe des institutions proprement dites, en un temps où il n’en peut exister d’efficaces qu’avec un caractère purement provisoire on transitoire, faute d’aucune base rationnelle suffisante, tant que durera l’anarchie intellectuelle. Éliminez enfin toute trace d’ébran­lement organique, toute velléité de contraction musculaire : il ne restera de la colère qu’une idée, ou, si vous tenez encore à en faire une émotion, vous ne pourrez lui assigner d’intensité. Elle tend donc à justifier et à seconder là préoccupation très légitime qu’inspire aujourd’hui partout le seul grand résultat politique qui soit immédiatement compatible avec la situation actuelle, laquelle d’ailleurs lui procure une valeur spéciale par les graves difficultés qu’elle lui suscite, en posant toujours le problème, insoluble à la longue, de maintenir un certain ordre politique au milieu d’un profond désordre moral. La croissance annuelle du pays s’établit à 7%, ce qui signifie que le PIB est multiplié par deux tous les 10 ans – un taux très respectable pour un pays qui a un tel niveau développement. Outre ses travaux d’avenir, l’école positive s’associe immédiatement à cette importante opération par sa tendance directe à discréditer radicalement les diverses écoles actuelles, en remplissant déjà mieux que chacune d’elles les offices opposés qui leur restent encore, et qu’elle seule combine spontanément, de façon à se montrer aussitôt plus organique que l’école théologique et plus progressive que l’école métaphysique, sans pouvoir jamais comporter les dangers de rétrogradation ou d’anarchie qui leur sont respectivement propres. C’est ce que disent les Ecossais, quand ils soutiennent qu’il implique contradiction d’essayer de prouver les vérités premières, car si on pouvait les prouver elles ne seraient pas des vérités premières ; qu’il est insensé de vouloir démontrer les vérités évidentes par elles-mêmes, car si elles pouvaient être démontrées elles ne seraient pas évidentes par elles-mêmes. Le numérique rapproche les gens à travers l’espace et le temps, esquisse Guide des meilleurs Appart’Hôtels, persuadé que les événements sociaux impactent les institutions culturelles. Remarquons-le, cette sanction n’est pas valable pour un être que, par hypothèse, on considérerait comme absolument solitaire ; mais, suivant la doctrine que nous examinons, il n’existe nulle part d’être semblable ; on ne peut pas sortir de la société parce qu’on ne peut pas sortir de l’univers : la loi morale n’est donc au fond qu’une loi sociale, et ce que nous avons dit des rapports actuels entre les hommes vaut aussi pour les rapports idéaux de tous les êtres les uns avec les autres. Ces dispositions incontestables semblent d’abord ne devoir aujourd’hui laisser à la nouvelle philosophie d’autres obstacles essentiels que ceux qui résulteront de l’incapacité ou de l’incurie de ses divers promoteurs. C’est pourquoi il est non-seulement admissible mais bon de mettre sur les boissons fortes l’impôt le plus élevé, en supposant que l’État ait besoin de tout le revenu que cet impôt produit. Quant au malheur sensible d’un être, il s’expliquerait, dans cette doctrine, par la présence de quelque volonté aveugle s’élevant contre lui du sein de la nature, du sein de la société universelle. Or si, par hypothèse, un être est vraiment aimant, il deviendra aimable non seulement aux yeux des hommes, mais aux yeux de toutes les volontés élémentaires qui constituent la nature ; il acquerra ainsi une sorte de droit idéal à être respecté et aidé par elles, conséquemment à être heureux par elles. Mais une plus mûre appréciation montre, au contraire, qu’elle doit trouver d’énergiques résistances chez presque tous les esprits maintenant actifs, par suite même de la difficile rénovation qu’elle exigerait d’eux pour les associer directement à sa principale élaboration. Mais, par une fatalité aisément explicable, c’est de ceux-là mêmes que la nouvelle école doit peut-être attendre le moins d’assistance et le plus d’entraves : une philosophie directement émanée des sciences trouvera probablement ses plus dangereux ennemis chez ceux qui les cultivent aujourd’hui. On peut considérer tous les maux sensibles, — souffrances, maladies, mort — comme provenant d’une sorte de guerre et de haine aveugle des volontés inférieures ; lorsque cette haine prend pour victime l’amour même, nous nous en indignons, et quoi de plus juste ? La principale source de ce déplorable conflit consiste dans la spécialisation aveugle et dispersive qui caractérise profondément l’esprit scientifique actuel, d’après sa formation nécessairement partielle, suivant la complication croissante des phénomènes étudiés, comme je l’indiquerai expressément ci-dessous. Cette hypothèse, nous en convenons, est la seule et dernière ressource pour justifier métaphysiquement le sentiment empirique d’indignation que produit en nons le mal sensible, lorsqu’il accompagne la bonne volonté.

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