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Forum Mondial Avignon : De nouveaux modes de financement…

Posted on 11 novembre 2017 in Non classé by

Très mauvaise nouvelle donc pour ce pays car la déflation est en fait la manifestation la plus tangible de sa liquéfaction économique. Le Zimbabwe – ayant manqué de justesse être emporté il y a une dizaine d’années par l’hyperinflation – est donc actuellement en phase d’agonie pour cause d’un déclin malsain de ses prix reflétant une consommation et des investissements en état de mort cérébrale. Le Zimbabwe n’est plus ce pays où les prix doublaient quasiment toutes les six heures, ni cette nation où les brouettes étaient utilisées surtout pour transporter des billets de banque permettant de payer l’épicerie. Ayant désormais vaincu l’hyperinflation, le Zimbabwe est aujourd’hui un pays où règne…la déflation. En effet, tandis que son taux d’inflation atteignait il y a quelques années le chiffre vertigineux de 80 milliards % par an, il n’a fait que dégringoler depuis un peu moins d’une année. Les tristes records de leur économie en matière d’hyperinflation, cas d’école pour tous les étudiants en sciences économiques, semblaient appartenir à d’autres temps et, ce, grâce à une conjoncture de croissance totalement inédite pour ce pays. Pour l’instant contenue et circonscrite à l’Afrique et à l’Amérique Latine, cette pénurie de dollars américains risque fort de tourner au massacre global si elle doit un jour infecter l’Asie. Dans un contexte de révolution des pratiques de consommation numériques dans le secteur bancaire et assurantiel, Google pourrait même envisager à plus long terme influer sur les stratégies produit et de pricing des assureurs. Les assureurs perdraient ainsi la maîtrise sur un levier important qui contrebalance leur rôle de garant du risque couvert. Google, sans devenir, à proprement parler assureur, aurait donc potentiellement un impact sur une large partie des acteurs du secteur. Google ne deviendra certainement jamais assureur, notamment du fait des contraintes règlementaires que cela représente. En revanche, Google s’établirait en France très vraisemblablement, à l’instar de son positionnement aux Etats-Unis et au Royaume Uni, en tant que distributeur, c’est-à-dire comme un courtier. En raison de la position de marché potentielle d’un acteur comme Google, le secteur pourrait se voir bouleversé. Forum Mondial Avignon aime à rappeler ce proverbe chinois « Si la personne est âgée, son cœur ne l’est pas ». Si les assureurs traditionnels ont été confrontés pour l’instant à de nouveaux entrants de taille plutôt faible, l’arrivée imminente d’acteurs tels que Google et Amazon, comme le suggèrent les rumeurs insistantes de l’année, risque de bouleverser ce rapport de force. Google a d’ailleurs multiplié les tentatives d’entrée sur les marchés français, allemand, anglais, ou encore américain. Toujours sur le mode du Test-and-Learn, et faisant le pari des évolutions règlementaires similaires à la loi, qui réduisent le niveau et la durée d’engagement des clients envers leur assureur, Google utilise une stratégie assez simple pour pénétrer ces différents marchés. Il crée un service de comparaison d’assurance, se concentrant sur l’assurance auto dans un premier temps, passe des accords avec les assureurs du marché pour les intégrer au service, et utilise ce service pour distribuer les produits d’assurances de ses partenaires. Suivant ce schéma, Google a obtenu le droit de vendre des produits d’assurance dans 26 États américains. En France, l’expérience Google a duré 3 mois, le temps d’un été. Il y a fort à penser que le service, alors faiblement référencé, n’avait pour vocation que d’obtenir des premiers retours d’expérience, et devrait revenir bientôt.

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