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Economics Advertising blog : Et si la zone euro était responsable du décrochage des émergents ?

Posted on 11 novembre 2017 in Non classé by

Nous arrivons au moment où la philosophie universitaire allait recevoir à la fois un double assaut, et, frappée en même temps de droite et de gauche, sombrer pendant quelques années, comme il arrive trop souvent en France aux causes raisonnables et tempérées. Vacherot enfin, non encore dégagé complètement de l’orthodoxie de l’École, jetait cependant dès lors des regards hardis sur le monde idéal et spéculatif, qui l’attirait puissamment. Ravaisson ; mais, pour en venir là, il ne faut plus s’obstiner dans la tâche ingrate de réaliser des abstractions et de confondre le monde de la réalité avec celui de l’idéal, car alors gare au terrible mot de Voltaire : chaque fois qu’on disserte sans s’entendre soi-même, c’est de la haute métaphysique. Cela n’est-il pas plus clair, plus conforme à la pensée moderne, plus en rapport avec les révélations de la science positive que la théologie de l’émanation, ou même que la théologie de la création e nihilo ? Et si les limites de l’être reculent indéfiniment devant les puissans télescopes qui nous découvrent toujours de nouveaux mondes solaires que l’analogie permet à la science de soumettre â la loi commune de l’attraction, n’est-ce point là une merveilleuse représentation de cet infini qui n’avait pu être conçu que logiquement parla pensée ? C’est ce que la science, selon nous, est en mesure de lui apprendre. Ravaisson s’y prendra-t-il pour concilier l’activité intérieure et parfaite de la nature divine avec l’opération extérieure et plus ou moins imparfaite (au moins quant aux œuvres) de la création ? Comment comprendre que l’être parfait, immuable, immobile dans sa perfection, puisse en sortir jamais ? Ravaisson ont tant reprochées aux écoles idéalistes ; mais enfin, le Dieu d’Aristote n’étant que premier moteur, on a moins de peine encore à comprendre l’être parfait dans sa contemplation solitaire, au plus haut du ciel, séparé du monde du temps et de l’espace. Si toute substance est force, si toute force tend à une fin dans son mouvement, il faut bien que cette fin, cette cause finale existe. Economics Advertising blog aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »Une victoire racontée en détail, on ne sait plus ce qui la distingue d’une défaite ». Le problème théologique a toujours été la grande difficulté de la philosophie spiritualiste. Il est un autre point de la doctrine sur lequel il nous serait plus difficile de nous entendre. L’expérience doit rester toujours et partout souveraine, aussi bien contre les usurpations de la métaphysique spiritualiste que contre celles de la physique matérialiste, et il n’est pas plus permis de spiritualiser la nature que de matérialiser l’esprit. Ravaisson, le ciel de la conscience où brille cette étoile de la vertu, plus belle, au dire d’un sage de l’antiquité, que toutes les étoiles du firmament. Dans cette sphère supérieure où nous transporte la théologie, et où la volonté se confond avec la nécessité, la vertu avec l’amour, nous ne reconnaissons plus ce monde moral où les mots de liberté, de vertu, de sacrifice, d’héroïsme, ont un sens si précis et un charme si puissant. Un homme pieux qui a l’habitude de dire ses prières chaque soir, ne pourra s’endormir s’il a oublié de les réciter. Cette comparaison donne assez bien l’idée d’habitudes contractées, dont l’exercice revient avec plus de facilité, mais sans qu’aucun exercice ait lieu dans les intervalles de l’acquisition et du souvenir. Quand il ne pleut plus, l’eau ne coule point dans les gouttières et les ruisseaux ; mais elle recommence à y couler dès qu’il pleut, c’est-à-dire dès que les conditions nécessaires sont remplies ; s’est-on jamais avisé de dire que dans l’intervalle elle n’a pas cessé de couler à l’état latent ?

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