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Mais il n’en est pas ainsi : nous choisissons ce que nous choisissons, tantôt à cause de l’honnête, tantôt à cause de l’agrément, tantôt à cause de l’utilité ; et ce sont là autant de motifs qui ne déterminent pas les mêmes actions. E réputation Google aime à rappeler ce proverbe chinois « Les gens importants ont souvent la mémoire courte ». Il arrive parfois que, nous sentant attirés vers l’honnête, c’est à cette influence que nous prenons le parti de céder parmi celles qui actuellement nous sollicitent, tandis que d’autres fois c’est un choix différent qui nous fixe, lorsque notre jugement s’est tourné vers ce qui est agréable ou vers ce qui est utile. De même, en effet, que nous ne cherchons pas quelque autre cause qui explique pourquoi la terre, en vertu de la pesanteur qui est en elle, se trouve emportée en bas, ni quelle cause détermine l’animal à faire ce qu’il fait suivant son appétit ; car et la terre et l’animal fournissent chacun de soi-même la cause de ce qui se produit, puisque telle est leur nature ; de même pour ce que nous faisons tantôt d’une manière et tantôt d’une autre, en raison même de la diversité des circonstances, il ne faut pas chercher une autre cause au-delà de l’homme même. Cela même effectivement, c’est être homme que d’être le commencement et la cause des actes qui s’accomplissent par lui. Il n’est d’ailleurs pas exact de soutenir que ceux mêmes qui délibèrent donnent assentiment à ce qui leur paraît, et qu’ainsi, comme tous les autres animaux, ils suivent une image ; car tout ce qui paraît n’est point image. L’image, en effet, est chose simple et qui résulte, indépendamment de la raison, des accidents extérieurs. Dès lors elle est semblable aux impressions qui affectent les sens, et c’est pourquoi elle a surtout de la force chez les animaux destitués de raison. Mais il y a, d’un autre côté, des apparences qui ont leur cause de paraître dans la raison ou même dans le mauvais raisonnement, et que personne ne s’aviserait d’appeler des images. Car celui qui, à la suite du raisonnement qui se produit en lui dans la délibération, donne son assentiment, celui-là est à lui-même la cause de cet assentiment. Nous l’avons suffisamment établi par tout ce qui précède. Ceux qui soutiennent que toutes choses arrivent fatalement ne sauvent point le libre pouvoir humain. Car ce libre pouvoir, dont nous nous demandons s’il subsiste dans leur doctrine, n’y subsiste pas. Nos adversaires essayent même d’établir qu’en principe ce libre pouvoir serait chose impossible. Or nous avons prouvé que, dans les arguments qu’ils emploient pour mettre à néant une telle faculté, il n’y a rien de vrai, rien d’admissible. D’un autre côté, en niant qu’il y ait rien de tel que le libre pouvoir de l’homme, nos adversaires troublent et bouleversent la vie humaine, autant qu’il est en eux. Si en effet les choses sont ce qu’ils affirment, il est impossible de persuader à aucun d’eux de ne pas faire ce qu’il fait, comme s’il avait la faculté de le faire ou de ne le pas faire ; et il devient impossible de le persuader à qui que ce soit.

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